Les fondamentaux de makesense

  • La civilisation industrielle a entraîné le dépassement de 4 des 9 plafonds critiques de sécurité environnementale. Parmi eux, le dérèglement climatique, déjà observable, tend à s’aggraver, voir à s’emballer (pas très zéro déchet tout ça). Pour Petteri Taalas, même la stricte mise en oeuvre des engagements pris par les Etats durant la COP21 ne suffira pas à maintenir le réchauffement en dessous de 2°C. On ne va pas se mentir, ça sent le roussi !
  • Les structures de pouvoir restent majoritairement organisées selon des modèles de prédation et d’accumulation matérielle qui ne profitent qu’aux plus nantis. Selon OXFAM, 26 personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité et les 10% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2.
  • L’individualisme, la compétition et le consumérisme participent au délitement de la solidarité, des actions collectives et de la préservation des biens communs :
Nous vivons actuellement une “tragédie des communs” alors que d’autres modèles existent
  • Des solutions existent : nul besoin de fantasmer une énième technologie miracle, des femmes et des hommes ont su à différentes échelles et dans différents contextes mettre ensemble en place des réponses sociétales adaptées, accessibles, durables, conviviales qui pourraient grandir, essaimer et nous inspirer;
  • Beaucoup de personnes ont envie d’agir et de trouver un sens. Elles se sentent paumé·es ou en colère, comprennent que cette société ne « tourne pas rond » mais ne savent pas par où ni comment commencer.
  • On aime la coopérative d’infirmier·es Burtzorg citée dans Reinventing Organizations parcque les gens qui y travaillent peuvent librement s’adonner à leur vocation de prendre soin des autres.
  • On aime les solutions Low Tech racontées dans Watt If parce qu’elle sont sobres et conviviales : au Sénégal, des communauté rurales répondent à leurs besoins primaires en transformant elles-mêmes une plante “invasive” en combustible écologique bon marché.
  • On aime les justes raconté·es dans les films WAYNAK ou Libre qui accueillent et accompagnent les personnes exilées chassées par la guerre et la misère.
Des solutions qui répondent à la fois aux enjeux de fin du monde et de fin du mois existent
  • Les expériences dans la vie réelle priment, même si elles peuvent être aidées par du digital.
  • La frugalité (plutôt que la “sobriété”, qui laisserait supposer qu’on ne boit jamais d’alcool) est le meilleur moyen de préserver les ressources et de créer du lien.
  • La joie de faire ensemble des actions qui ont du sens avec un certain sens de l’humour.
  • L’audace de tester et de contribuer.
  • La curiosité d’apprendre.
  • La bienveillance pour créer un climat de confiance.
extrait du livre Stagiaires : le guide de survie de Samantha Bailly.
  • Une gouvernance partagée est mise en place depuis 2017. Chacun·e est libre de prendre toute décision pourvu d’avoir consulté les personnes impactées, chacun·e peut s’opposer à une décision qu’il·elle jugerait dangereuse pour l’intégrité de notre organisation. L’organe qui vient arbitrer en cas de conflit non résolu ou de situation urgente est composée de 5 personnes dont un·e bénévole, toutes élues lors d’une élection sans candidat
  • Notre modèle de rémunération est construit indépendamment du poste ou du cursus scolaire et valorise l’expérience et le niveau auto-estimé d’implication. L’écart de rémunération entre les salariés ne dépasse pas 1 à 3 (ce qui n’inclut pas les stagiaires et services civiques, sujet sur lequel on réfléchit aussi).
  • De nombreuses formations internes visent à transmettre les outils de la Communication Non Violente, la culture du Feedback ( zut, on a utilisé un mot anglais).
  • Nous travaillons actuellement sur un outil qui permettra de décider ensemble avec quel·les client·es et dans quelles conditions, nous acceptons de travailler.
  • Grâce au Carillon, nos locaux à Bastille sont ouverts aux personnes sans-abri qui veulent prendre un café, aller aux toilettes ou recharger leur téléphone.
Caroline a participé à la mue de l’organisation
  • Des recherches montrent que si 10% d’une population bascule dans un nouveau paradigme, un seuil est atteint qui permettrait de changer la société en profondeur. C’est discutable (d’ailleurs c’est discuté) mais c’est possible et pour ne rien gâcher, ce chiffre nous semble être un objectif atteignable !
  • Nous pensons que les communautés locales ou thématiques, telles que nous les définissons, sont des outils qui permettent d’articuler les transformations individuelles et sociétales que nous appelons de nos vœux
  • Nous croyons que les entrepreneur·ses à impact sont une des clefs pour apporter des réponses aux défis sociétaux et environnementaux, tant pour composer avec le monde tel qu’il est que pour construire un monde tel qu’il devrait être.

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makesense est une communauté internationale de citoyens, d’entrepreneurs et d’organisations qui résolvent ensemble les défis sociaux et environnementaux

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