makesense mesure son impact — épisode 1

La mesure d’impact. Le graal de toute organisation qui s’inscrit dans une démarche d’intérêt général.

Chez makesense, la recherche d’impact est à la fois notre vocation, ce qui nous pousse à agir et une de nos épines du pied depuis notre création.
On vous explique notre démarche pour mesurer notre impact systémique.

Image for post
Image for post

makesense inspire et équipe les citoyens, entrepreneurs et organisations pour construire ensemble une société plus inclusive et durable.”

Notre ambition est systémique. Nous ne cherchons pas à impacter une population donnée, nous cherchons à transformer la société dans son ensemble, dans ses fondamentaux.

Par conséquent, nous travaillons avec trois cibles : les citoyens — futurs engagés, les entrepreneurs sociaux — qui créent les solutions, et les organisations — qui ont la capacité de déployer ces solutions à grande échelle.

Pour cela, nous menons des différentes actions :
1/ de la formation à l’action de citoyens curieux qui veulent renforcer leur engagement pour façonner le futur de l’énergie, le futur des déchets, le futur de l’accueil de migrants, etc.
2/ de la formation et de l’accompagnement d’entrepreneurs sociaux, depuis l’idée jusqu’au déploiement de leur solution
3/ de la formation et transformation de “grandes” entreprises et d’institutions

Image for post
Image for post

Ainsi, makesense, c’est Yacine, originaire du Soudan, arrivé à Paris en 2017, qui a voulu aider les nombreux exilés de France et a lancé avec l’appui des bénévoles de la communauté makesense un projet autour de l’interculturalité, par et pour les exilés, qui informe et oriente les nouveaux arrivants et qui depuis sa création a aidé 1650 personnes.

Image for post
Image for post

C’est Karine, originaire de Paris, qui comme quasiment tout le monde aujourd’hui a perdu un être cher à cause du cancer, et a rassemblé au sein d’une même journée, 2000 patients, aidants, soignants, curieux, pour créer ensemble une caisse de résonance, résorber les tabous sur le sujet, collectivement.

C’est Radia, 30 ans, qui, révoltée par le sort de chiffonniers, les vendeurs ambulants dans la rue, a lancé un projet de documentaire. Idem, grâce à makesense, elle a pu rencontrer facilement des entrepreneurs et entrepreneuses partout dans le monde. Et aujourd’hui, elle éveille les consciences de milliers de citoyens sur le rôle des chiffonniers dans la société.

Ce type d’exemples, il en existe des milliers au sein de la communauté makesense. Ce qu’ils ont en commun ?
L’envie d’agir, la résilience d’affronter les difficultés et surtout la volonté de mobiliser largement autour d’eux.

Tous, en s’engageant avec makesense, ont découvert puis appris à mobiliser et à collaborer.
Grâce à leurs expériences au sein de makesense, ils savent notamment rassembler des personnes, accueillir de nouvelles personnes, animer des ateliers, recadrer lorsque nécessaire des personnes trop bavardes dans un groupe, faire converger le groupe, comprendre les défis d’une entreprise sociale, présenter et développer leurs projets, connecter des personnes entre elles, etc.

Image for post
Image for post

Comment mesurer l’impact de makesense, de cet écosystème soutenant et accélérateur qui accueille les envies, les énergies des citoyens, entrepreneurs, collaborateurs et leur permet de pousser plus loin leur engagement ?

Chacun d’entre eux impacte et engage 20, 200, 2000 personnes autour d’eux.
Aucun d’entre eux n’apporte une solution suffisante face aux multiples défis actuels. Pourtant, collectivement, leurs actions comptent.

Comment mesurer la transformation systémique que facilite et accélère makesense? C’est la question qui nous tracasse depuis plusieurs années.

Image for post
Image for post

Notre première approche a été de mesurer l’impact de nos actions sur le déploiement des solutions (un logiciel pour permettre aux sourds et malentendants de téléphoner, la création d’un foulard protecteur anti-pollution, la collecte puis méthanisation des déchets organiques, etc.)

Initié en 2014 par des bénévoles de Londres, nous administrons un questionnaire auprès des entrepreneurs sociaux soutenus et obtenons de très bons résultats :

Image for post
Image for post

Nous sommes ravis et pourtant nous sommes conscients que c’est loin d’être suffisant.

Il manque à l’approche de nombreuses dimensions :

  • Comment rendre compte de notre impact sur tous les citoyens, acteurs de la communauté ? Auprès de ceux que nous inspirons, formons, connectons entre eux ?
  • Quel est notre impact systémique (est-ce que nous transformons la trajectoire de la société) ? Et comment le mesurer ?
Image for post
Image for post

De tous les groupes de réflexion que nous avons menés en interne, quatre constats forts se sont dégagés :

1) La notion d’engagement est au cœur de notre impact. Pourtant, cette notion protéiforme (engagement en ligne, engagement dans la vie réelle, engagement professionnel, associatif, ponctuel, récurrent) est difficile à appréhender. Il est nécessaire de créer un référentiel pour mesurer l’impact de l’engagement et malgré de nombreuses recherches, nous n’en avons pas encore trouvé.

2) Nous ne sommes pas encore outillés pour mesurer l’impact des processus collectifs : quel est l’impact concret et tangible de faire collaborer ensemble les acteurs ? Notre force est d’inspirer puis connecter des acteurs en eux. Il est difficile de rendre tangible cette valeur ajoutée.

3) La notion de montée en compétences et de transmission de savoir-être est notre impact le plus direct, le plus tangible. Même s’il s’agit tout d’abord d’un moyen vers une société inclusive et durable, c’est aujourd’hui l’élément le plus objectif que nous pouvons mesurer et piloter.

4) Il est nécessaire pour piloter notre activité et obtenir des résultats fiables d’inscrire la mesure dans nos processus quotidiens. Nous voulons sortir d’une démarche de collecte annuelle vers une collecte intégrée au parcours des bénévoles.

Ainsi, nous acceptons : il ne nous sera pas peut-être jamais possible de mesurer concrètement et de manière scientifique notre impact systémique : quel le nombre de kg de Co2 évités grâce à makesense ? Comment avons-nous pu influencer la réduction des inégalités ?

Image for post
Image for post

Nous avons la conviction que notre action transforme en profondeur la société.

Pour autant, nous devons commencer par mesurer notre impact direct, observable à l’échelle des individus, sur les femmes et les hommes que nous formons chaque jour, avant de pouvoir extrapoler et afficher un impact systémique.

Image for post
Image for post

C’est pourquoi en 2019, après avoir obtenu un soutien de la Région Île de France pour financer notre mesure d’impact, nous avons décidé de solliciter l’appui d’experts de l’évaluation de la mesure d’impact : KIMSO.

Ils nous ont accompagnés pour définir :

  • notre théorie du changement,
  • notre référentiel d’impact,
  • notre questionnaire de collecte de données,
  • la première analyse.

C’est cette démarche et surtout nos apprentissages que nous vous relatons le 5 novembre 2019 à Paris et dans l’épisode 2 de cet article.

Image for post
Image for post

Written by

makesense est une communauté internationale de citoyens, d’entrepreneurs et d’organisations qui résolvent ensemble les défis sociaux et environnementaux

Get the Medium app

A button that says 'Download on the App Store', and if clicked it will lead you to the iOS App store
A button that says 'Get it on, Google Play', and if clicked it will lead you to the Google Play store